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Exercice de thème : « Les Oiseaux Jaunes »

J’essaie de traduire un extrait du roman « The Yellow Birds » », dans lequel un ancien combattant se souvient de son expérience en Irak. La version originelle en anglais suit ma traduction (sans doute très médiocre).

Le trajet à la maison par l’autoroute ne dura pas particulièrement longtemps dans sa vieille Chrysler. Environ une trentaine de minutes. Durant ce temps, je remarquai que je faisais des adaptations étranges au paysage. Nous traversâmes le Pont des Anciens Combattants de la Deuxième Guerre Mondiale, qui enjambait la James, et je fixai mon regard sur la vallée au-dessous. Le soleil se levait, et une lumière couleur d’un orange pas encore mûr tombait et perçait la brume qui planait au fond de la vallée. Je m’y imaginai, là-bas. Non pas comme si je pourrais y être dans quelques mois, me baignant dans le fleuve sous les branches et les troncs bas des noyers et des aulnes noirs. Mais comme je le fus, en Irak. J’eus l’impression de me regarder patrouiller sur le terrain le long de la rive, dans une lumière jaunâtre, comme si j’avais transposé les événements d’un autre monde aux contours de celui-ci. Je cherchai des yeux là où je pourrais trouver un abri dans les champs. Un faible creux entre une piste de terre étroite et le bord de l’eau, que défoncèrent sans doute les roues d’un camion se tournant sur elles-mêmes après la pluie, devint une ornière où l’on pourrait se mettre à l’abri et se cacher des ennemis venant de deux directions, jusqu’à l’installation d’un poste défensif qui nous permettrait de reculer.

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    Corrections

    Encore une fois, je suis reconnaissant à Sylvio de me suggérer les modifications suivantes :

     

    Par l’autoroute, le retour à la maison dans sa vieille Chrysler ne fut pas particulièrement long. Une demi-heure environ. Dans ce laps de temps, je me surpris à faire d’étranges modifications du paysage. Nous traversâmes le Pont des Anciens Combattants de la Deuxième Guerre Mondiale, qui enjambe la James, et au-dessous, je contemplai la grande vallée. Le soleil se levait et une lumière, de la couleur d’une orange pas mûre, tombait et perçait la brume qui flottait au fond de la vallée. Je m’imaginai, là-bas. Non pas comme si je pourrais y être dans quelques mois, me baignant dans le fleuve sous les branches et les troncs bas des noyers et des aulnes noirs, mais comme si j’y étais. Je me vis patrouiller sur le terrain le long de la rive, dans une lumière jaunâtre, comme si j’avais transposé les événements d’un autre monde dans les contours de celui-ci. Je cherchai du regard un endroit où je pourrais trouver un abri dans les champs. Un léger creux entre une piste de terre étroite et le bord de l’eau, défoncé sans doute par les roues d’un camion qui avait patiné après la pluie, était devenu une ornière où l’on pourrait se mettre à l’abri et se cacher des ennemis venant de deux directions, jusqu’à l’installation d’un poste défensif qui nous permettrait de nous replier.

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