Laura
"Un soir, t'en souvient-il", Le lac de Lamartine J'ai deux questions sur la 4e strophe, s'il vous plaît. 1: Pourquoi dit-il "t'en souvient-il", mais pas "t'en souviens-tu" ? 2: Les trois premières strophes se composent de trois alexandrins et un hexasyllabe. Mais dans le dernier vers de la 4e strophe, je ne compte que 5 syllabes. Tes-flot-shar-mo-nieux. Le Lac Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ? Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir ! Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes, Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés, Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes Sur ses pieds adorés. Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ; On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux, Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Tes flots harmonieux.
Oct 25, 2018 4:28 PM
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Bonjour Laura, « T’en souviens-tu » est la forme la plus courante, mais « t’en souvient-il » est aussi juste. C’est plus littéraire. Le verbe « se souvenir » peut être conjugué à la forme active, pronominale et personnelle: « Je m’en souviens. » « T’en souviens-tu? » Il peut aussi être conjugué à la forme active, pronominale et impersonnelle: (rare et littéraire) Il me souvient de l’avoir fait. Un soir, t’en souvient-il (de ce soir), nous voguions en silence. Il me souvient ce soir où nous voguions en silence. (Impersonnelle) Je me souviens de ce soir où nous voguions en silence. (Personnelle) La différence principale entre les deux formes (sans faire référence à la littérature) est que la forme personnelle est utilisée quand on veut volontairement se souvenir de quelque chose, alors que l’impersonnelle est utilisée quand on se souvient de quelque chose involontairement ou presque. Pour le dernier vers de la quatrième strophe, il y a bien six syllabes: Tes/flot/shar/mo/ni/eux Cela s’appelle une « diérèse »; c’est quand on prononce les syllabes en deux syllabes au lieu d’une seule. La « synérèse » est quand on prononce deux syllabes en une seule. Un lion: deux ou trois syllabes? Un/li/on: trois syllabes = diérèse Un/lion: deux syllabes = synérèse Les deux exemples sont corrects. Dans le poème « Le lac », il y a d’autres diérèses pour les hexasyllabes. Les voici: Strophe 7: Ou/bli/(y)ez/les/heu/reux Strophe 14: Qui/pen/dent/sur/tes/eaux (« Qui pendeux sur tes eaux ») Strophe 15: De/ses/mo/lles/clar/tés (« De ses molleux clartés ») L’usage des licences poétiques est très utile pour écrire des poèmes en français. Excellentes questions! J’espère que ma réponse sera utile!
October 25, 2018
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Laura
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